Je quitte Valdeiglesias après avoir pris mon petit déjeuner dans un bar. Il est 7h30 et il y a partout des traces de la fête qui
a duré toute la nuit avec un orchestre que j'entendais encore à mon réveil. Je
choisis de faire le détour pour aller visiter le
site des Toros de
Guisando en suivant un Camino Rural, puis une petite route.
J'entre dans la région de Castilla y León.
Quand j'arrive au site, j'ai la désagréable surprise de voir qu'il ouvre à 10h
sauf le vendredi à 14h et comme on est un
vendredi, je passe mon chemin sans avoir vu ces figures granitiques datant des 2ème et 3ème siècles.
La suite du chemin après 2 km de route emprunte des chemins de chèvres au milieu des chênes verts, des tamaris et
des genévriers, un itinéraire bucolique bien balisé. Il y a quelques passages pittoresques
au milieu des rochers.
Je prends une photo de moi en posant l'appareil sur un rocher avec comme
support mon petit livre Assimil de
conversation Espagnole, avec dedans 2 poèmes de René Char que je commençais à
apprendre... Et la bêtise, c'est que
je reprends mon appareil photo, mais je laisse sur le rocher mon livre ! Je
m'en apercevrais une dizaine de km plus loin
et évidemment pas question de retourner... Heureusement j'en ai un deuxième
dans la collection Berlitz.
Je fais une pause sur le pont médiéval El Tiemblo, bel exemple de ces ponts
anciens qui jalonnent les chemins d'Espagne !
Par la suite, j'emprunte une route cimentée, je passe encore sur 2 ponts avant
d'entamer une longue montée avec un
dénivelé d'environ 200 m qui m'amène au centre de Cebreros
, terme de mon étape.
Avant d'entrer dans la localité,
je rencontre un homme avec ses 2 chevaux dans un pré. On bavarde un moment et
gentiment il me propose de me prendre
en photo avec ses chevaux (Voir la photo ci-dessous). Je bois une bonne cerveza
sur la place principale de cette localité,
puis je vais à mon hôtel où j'ai réservé une chambre.
Après le rite quotidien de la douche, lessive, repos, je vais au Centro de
Salud, car j'ai depuis 3 jours des ampoules aux
talons qui me font un peu souffrir et que je n'arrive pas bien à soigner. Là, je
suis bien reçu par un médecin africain et
un infirmier qui me font les soins nécessaires et me font deux gros bandages
que je vais garder jusqu'à Avila (2 jours).
De retour à l'hôtel, je dîne avec un français journaliste sportif qui suit la
Vuelta (Tour cycliste espagnol) dont l'étape de demain est toute proche.
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