Le Chemin Côtier Portugais
Esposende > Darque - 23 km
Dimanche 15 Septembre 2024

4ème étape

 

Les sots parlent beaucoup du passé,
les sages du présent
et les fous de l'avenir...


Félicité de Genlis

 







A la sortir de Esposende, le Centre de Secours aux Naufragés.



La Lagune le long de l'embouchure du Rio Cávado









Ce fleuve qui rencontre l'océan crée de magnifiques décors...








Le fort de São João Baptista

         
Capela de São Sebastião

                    





             
Saint Jacques est omniprésent au long de cette étape...




              
Je rencontre une jeune pèlerine française, Romane.







                





             
Église dédiée à Saint-Jacques...

                                            
Avec David, un espagnol de la région de Madrid


David et une pèlerine mexicaine

                
Une autre église dédiée à Saint-Jacques...

                                                           
  Saint-Roch, mon compagnon de Chemin.                                                                                                                



J'arrive au bord du Rio Lima et en face j'aperçois Viana do Castelo...






Déclinaison en plusieurs tableaux du coucher de soleil...

















 
Darque
 

Profil de l'étape - 1
Profil de l'étape - 2


    Dimanche 15 Septembre
    Chemin Portugais par la côte - Senda Litoral
    4ème étape de Esposende à Darque. 23 km.


    Je quitte l'hostel à 7 h. Après un arrêt dans un café pour boire un "cafe con leite" et manger une pâtisserie,
    je vais suivre pendant un moment un paseo qui longe une lagune jusqu'à l'embouchure du Rio Cávado.
    Ensuite je prends une petite route pavée qui passe dans une zone résidentielle et qui va me mener à Marinhas.
    Je traverse cette localité, et j'arrive à l'église. Il y a une statue à l'extérieur de l'Archange Saint-Michel.
    Je fais une petite visite à l'intérieur et je continue à cheminer sur cette route pavée qui n'en finit pas,
    ce qui est fatiguant pour les pieds.

    Je traverse une nouvelle localité et je m'arrête pour boire un coca dans un bar.
    On est à vol d'oiseau à trois ou quatre kilomètres de l'océan et sur la droite il y a une colline boisée.
    Enfin j'arrive à un chemin de terre légèrement sablonneux et caillouteux.


    Depuis le départ de l'étape, ça a été tout le long une succession d'habitations, de petites villas sans qu'on voit
    le début ou la fin d'une localité... Je rencontre une jeune française, Romane, qui fait des études de logistique
    à Lyon pour travailler dans les ONG. On continue le chemin ensemble. On arrive dans une petite forêt où le
    chemin devient un sentier un peu escarpé et on arrive face à une rivière que l'on traverse sur un pont en pierre.
    On prend ensuite une petite route pour arriver à une zone où il y a une petite chapelle et un  bar. On s'arrête
    pour boire quelque chose de frais.
    Après une bonne petite grimpée, on arrive sur une esplanade, où il y a une jolie église dédiée à Saint-Jacques.
    On fait un petit détour pour aller voir au loin l'océan...

    Puis de nouveau une grimpée qui nous emmène à travers une forêt d'eucalyptus.
    Plus loin, on arrive à un stand où on peut boire ou manger des fruits... C'est Donativo.
    On entre dans une nouvelle localité et on retrouve les routes pavées...

    Un peu plus loin, à nouveau, traversée d'une belle forêt d'eucalyptus en suivant un chemin parfois un peu
    défoncé, mais c'est agréable de retrouver un peu de nature.
    Je laisse Romane qui doit appeler sa mère et j'arrive devant une église assez imposante. 
    Il y a des endroits pour s'asseoir à l'ombre ce qui m'incite à prendre un temps de repos.
    Je rencontre David, un espagnol de la région de Madrid et une pèlerine mexicaine.
    Ensuite c'est une succession de petites routes pavées et de routes goudronnées qui passent à travers
    plusieurs localités. C'est assez fatiguant.  Il y a de nouveau quelques passages en forêt...

    Je quitte l'itinéraire fléché pour aller vers mon hébergement situé dans une localité appelée Darque.
    C'est un peu galère, car pour y arriver je dois suivre une route assez circulante, avec plusieurs ronds-points,
    et finalement j'arrive au bord du Rio Lima que je vais suivre jusqu'à l'hébergement qui est situé pas très loin
    de l'embouchure....
     

 


    Récit de Raphaël Chouraqui (Copié avec son autorisation sur les publications FaceBook)
    Octobre 2025
    De Marinhas à Viana do Castelo - 22,1 km

    Le Chemin s'écarte de la côte après Esposende d'où nous partons et s'avance d'un ou deux kilomètres dans
    les terres. Toujours des pavés, c'est l'enfer du nord de Paris Roubaix, chaque pas est un exercice de précision,
    les bas-côtés du chemin offrent de meilleurs appuis pour poser ses pieds à plat.


    Le chemin d'aujourd'hui s'opère entièrement à l'intérieur des terres, sans jamais toucher une seule plage,
    mais il offre en compensation de beaux paysages, à l'image du sentier qui descend vers la rivière Neiva,
    que l'on traverse sur un pont de blocs de pierres.

    Les décors du paysage rural paisible, souvent en sous-bois, nous plonge dans de magnifiques portions de
    chênes lièges et d'eucalyptus odorants, au rythme mesuré des églises et des chapelles qui invitent à la réflexion
    et au repos.


    Nous atteignons Castelo do Neiva, qui abrite la première église du Portugal consacrée à Saint-Jacques.
    Le village marque aussi le point de rencontre avec la forêt qui nous guide aux pieds du monastère bénédictin
    de São Romão de Neiva.


    Mais avant la sérénité du monastère, c'est chez Romario, un commerçant emblématique du Chemin à
    Castelo do Neiva, que l'ambiance bat son plein. Il met l'atmosphère : on chante, on danse, on rit aux sons
    endiablés des musiques portugaises et brésiliennes. C'est une pause inattendue, vibrante de vie et de partage,
    qui recharge les cœurs et les âmes. Pourtant, le profil de l'étape se révèle accidenté.


    La première difficulté se présente avec une montée, relativement légère, de 130 mètres de dénivelé, qui nous
    hisse du bord de la Neiva jusqu’à l’église de São Tiago de Castelo do Neiva, à 140 mètres d’altitude. Le passage
    de la rivière sur une plateforme de dalles de pierre, d'une simplicité saisissante, reste gravé dans la mémoire.


    Le Chemin se poursuit à travers les paroisses de Chafé, où nous attend le spectaculaire Chemin de Croix
    monumental aux 180 marches, un escalier de dévotion qui impose le respect.
    Nous traversons ensuite Vilanova de Anha et Darque.


    À la fin de l’étape, une seconde difficulté nous guette : 100 mètres de dénivelé supplémentaire,
    de l’église de São Tiago de Vilanova de Anha jusqu’au point précédant la descente sur Darque.


    Enfin, nous atteignons l’embouchure du fleuve Lima. Nous traversons le majestueux pont Eiffel sur l'estuaire,
    un chef-d'œuvre d'ingénierie qui nous ouvre les portes de Viana do Castelo, une ville captivante du nord du
    Portugal. Son centre historique mérite bien une visite tranquille et sans précipitation.


    L'étape s'achève à l'Albergue São João, géré par les sœurs Carmélites. L'accueil est empreint d'une grande
    austérité : de grands dortoirs, très simples, offrent un repos bien mérité après ces premières réelles montées.


    C'est une étape délicieuse qui nous mène tranquillement à Viana do Castelo, jusqu'aux bords de la Neiva,
    frontière naturelle de l'Alto Minho.
    Le contraste est frappant entre la liesse du joyeux Romario et le recueillement des Carmélites, marquant la
    dualité de ce Chemin : l'effort, la musique et la fête, l'intériorité, le silence et la rencontre.
     

 


    Hébergement Cabedelo Beach Loft
    1771 Avenida do Cabedelo - Appart. N° 39 - Darque
    Chambre dans un appartement - Difficile à trouver.
    Situé près d'un grand restaurant à 5 minutes de la plage.
    3 Coquilles



     

 

 


Les Berges du Canal


Au bord du canal sur la berge,
Mon esprit vagabonde et gamberge
Au temps qui passe, à mes vingt berges,
Coquille au sac, comme flamberge.
Nous avons repris le chemin,
Comme l’eau, nous prenons le temps
De caresser chaque rivage,
De tutoyer chaque visage.
Rien ne presse et nous avançons,
A chaque jour suffit sa peine
Rien ne cesse, lorsque nous marchons
La vie se prolonge sereine.
Des lys nous surprennent, sauvages,
Un héron comme un ‘I’ nous toise,
Dans l’eau se noie le paysage,
Au sol courant fleurit l’armoise.
Le silence est presque concret,
Seuls à l’écluse, les battants grincent
Quand un rare bateau discret
Cherche à regagner sa province.
Et au triple cheminement
Du rail, de la route et du fleuve,
 Le canal joint son ondoiement
Pour parachever le chef d’œuvre.


Le 2 juin 2009
Moissac (Boudou)

Alain Puyssegur
 

 

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