La Rota Vicentina
Le Sentier des Pêcheurs
Aljezur > Odeceixe - 22,5 km

Mercredi 4 Septembre 2024

7ème étape

 

Nous avons tous deux vies :
La vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance,
et que nous continuons à rêver, adultes, sur un fond de brouillard.
La fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres.

Fernando Pessoa

 







En milieu de matinée, je traverse une zone agricole...






J'arrive à Rogil où je m'arrête dans un bar. Je rencontre un couple de français,
Daphné et Loïc, qui marchent avec leur chien.









Je ne cesse de m'émerveiller devant le spectacle que m'offre cette côte rocheuse...








Daphné et Loïc avec leur chien...



À suivre...
Un bel itinéraire sur des chemins mi-terre, mi-sable, avec le spectacle de l'océan
qui
s'étire en belles vagues et vient se jeter contre les falaises...














Les Griffes de Sorcière...








Sentier sablonneux...











Chemin de terre...


Première vue sur la plage de Odeceixe...








La grande plage de Odeceixe encore remplie de monde en ce début septembre...





J'arrive en vue de Odeceixe...






 

 


    7ème étape - Aljezur > Odeceixe (Quelque peu difficile)
    Distance : 22,5 km - Dénivelé + 150 m -- Dénivelé - 150 m


    Je quitte l'hébergement à 7h15. Comme chaque matin il fait frais mais le ciel est bien dégagé. 
    La ville d'Aljezur est séparée en deux par une rivière : D'un côté, la ville nouvelle, de l'autre côté,
    la cité historique. C'est une région agricole avec des cultures traditionnelles comme le maïs. À noter que
    jusqu'à la localité de Rogil, l'itinéraire est celui du Chemin Historique avec un balisage rouge et blanc.

    Après la sortie de la ville, je prends un chemin de terre en montée qui passe au milieu d'une forêt d'eucalyptus,
    de pins et autres essences. J'arrive sur la hauteur et je suis une petite route, puis une piste caillouteuse pendant
    3-4 km au milieu de terres agricoles, avec comme chaque jour mon troupeau de vaches qui me regardent passer.

    J'arrive à cette localité, Rogil, où je m'arrête boire un Coca et manger 2 tapas.
    Je rencontre un couple de français, Daphné et Loïc, qui marchent avec un chien. Ils n'avaient pas prévu de
    parcourir ce Sentier des Pêcheurs, mais comme leur Van est tombé en panne, ils profitent de ce temps de
    la réparation pour marcher sur ce Chemin..

    Petite route, puis chemin de terre entre les pins pour retrouver les falaises surplombant l'océan et les beaux
    panoramas. Ensuite, c'est un long cheminement sur un sentier sablonneux qui longe le bord des falaises.
    La végétation est plus fournie que les jours précédents : pins, tamaris, genévrier, thym camphré, myrte,
    lavande papillon, romarin, ciste crispé, iris, camarine, genêt carqueja et l'immortelle des sables...

    J'arrive à la grande plage de Odeceixe où il y a beaucoup de monde et une multitude de parasols de toutes
    les couleurs. Il y a aussi l'embouchure du fleuve de Seixe qui s'écoule au milieu de plaines inondables qui
    servent en cette saison de pâturages.

    Je m'arrête à un bar pour boire un Coca et je repars pour les quatre derniers kilomètres en suivant la route,
    puis un chemin de terre au milieu des pâturages.
    J'arrive à 16h30 à mon hébergement "Bohemian Antique Guesthouse".
    Cette fois j'ai un lit en bas dans un petit dortoir de 4 lits.
    C'est bien agencé, calme et en plein centre d'Odeceixce.

    C'est ma dernière étape dans l'Algarve. Demain j'entre dans une autre région l'Alentejo.

    Rencontres en plus des français :
    1 couple d'italiens, 2 allemandes, 2 luxembourgoises et 2 Suissesses
    partis de Porto Covo et qui marchent vers le sud...

     

ODECEIXE


Hébergement à Odeceixe
Bohemian Antique Guesthouse - Largo 1° de Maio, 6
Petit dortoir de 4 lits - Bien agencé et central
Espace pour ranger les affaires + Coffre
Restaurant situé juste en-dessous
4 coquilles



 

 




                                                   La Ribeira de Seixe en allant vers Odeceixe
                                        qui forme ici la frontière entre l'Algarve et l'Alentejo...

 


    Passage des heures
     (Extrait)

    Je porte dans mon cœur
    comme dans un coffre impossible à fermer tant il est plein,
    tous les lieux que j’ai hantés,
    tous les ports où j’ai abordé,
    tous les paysages que j’ai vus par des fenêtres ou des hublots,
    ou des dunettes, en rêvant,
    et tout cela, qui n’est pas peu, est infime au regard de mon désir...

    ...La vie me donne-t-elle trop ou bien trop peu ?
    Je ne sais si je sens trop ou bien trop peu, je ne sais
    s’il me manque un scrupule spirituel, un point d’appui sur l’intelligence,
    une consanguinité avec le mystère des choses, un choc
    à tous les contacts, du sang sous les coups, un ébranlement sous l’effet des bruits,
    ou bien s’il est à cela une autre explication plus commode et plus heureuse.

    Quoi qu’il en soit, mieux valait ne pas être né,
    parce que, toute intéressante qu’elle est à chaque instant,
    la vie finit par faire mal, par donner la nausée, par blesser, par frotter, par craquer,
    par donner envie de pousser des cris, de bondir, de rester à terre, de sortir
    de toutes les maisons, de toutes les logiques et de tous les balcons,
    de bondir sauvagement vers la mort parmi les arbres et les oublis,
    parmi culbutes, périls et absence de lendemain,
    et tout cela aurait dû être quelque chose d’autre, plus semblable à ce que je pense,
    avec ce que je pense ou éprouve, sans que je sache même quoi, ô vie...

    Fernando Pessoa
     

 

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