Le Chemin Côtier Portugais
Póvoa de Varzim > Esposende - 20 km

Samedi 14 Septembre 2024

3ème étape

 

L'espoir, c'est ce petit oiseau
qui se perche sur notre âme,
qui chante sans les paroles,
et qui ne se tait jamais...


Emily Dickinson

 



Le matin, en quittant Póvoa de Varzim



Quelques beaux espaces en bord de plage...









Les algues sont recueillies sans doute pour faire de l'engrais...








Les témoins colorés des nombreux passages de pèlerins...


Vestige d'un moulin à vent à Aguçadoura...



Entre longue plage et passerelles en bois...

            



Une halte pèlerins...

                        
Église matrice d’Apúlia

                        










Un cheminement agréable entre Apúlia, Fão et Esposende...

         

...Avec de nombreuses traces laissées par les pèlerins...


          




J'arrive dans la localité de Fão...

           



Le pont sur l'embouchure du Rio Cávado


L'Hôtel de Ville d'Esposende

       
Église matrice d’Esposende

        




Une belle soirée en compagnie de français qui ont émigrés
dans cette jolie petite ville...



Esposende
 

Profil de l'étape


    Samedi 14 septembre 
    3ème étape - Chemin Portugais par la côte - Senda Litoral
    De Póvoa de Varzim à Esposende - 20 km


    Je quitte l'hostel à 7h et je reprends le paseo que j'ai suivi hier, pendant deux trois kilomètres, qui passe entre
    les plages et la route, C'est agréable comme itinéraire le long de cette longue plage entrecoupée de quelques
    zones rocheuses. Tout le long, il y a des bars , des zones aménagées avec des petites tentes et des transats...
    De l'autre côté de la route, il y a de beaux immeubles tout le long..
    Vraiment ça n'a rien à envier à la Côte d'Azur, à Nice où j'ai habité 30 ans. C'est même peut-être plus beau avec
    cette longue plage de beau sable blanc ! Heureusement, je trouve un café ouvert, ce qui me permet de prendre
    un petit-déjeuner.

    Il fait beau, il y a un peu d'air frais. Ce sont de bonnes conditions pour marcher et pour continuer toujours le
    long de ce paseo, avec l'océan sur la gauche. Je passe le long d'une plage où il y a beaucoup d'algues qui sont
    ramassées et mises en tas pour servir peut-être d'engrais ou autre chose...

    Je continue, toujours en longeant cette longue plage de sable... Je sors peu à peu de Póvoa do Varzim,  pour
    entrer dans une nouvelle localité Aver O Mar. Il y a moins de gros immeubles, plus de maisons traditionnelles,
    plus modestes. Je traverse une deuxième localité Aguçadoura, et ensuite c'est une longue chevauchée sur les
    passerelles en bois qui n'en finissent pas, sur des kilomètres et des kilomètres... Ensuite l'itinéraire s'éloigne
    un peu de l'océan, pour passer entre un golf et une zone agricole avec de vastes serres et du maraîchage. 

    Je me demande si à la fin de ce siècle, ces  passerelles en bois ne seront pas remplacées par des escaliers ou
    des tapis roulants... C'est un peu monotone, mais ce n'est pas fatiguant... Là on peut marcher à un bon rythme.
    Je traverse ensuite une zone boisée avec des pins, des acacias, des mimosas et autres espèces et j'arrive à un
    accueil pèlerins avec une zone ombragée sous une treille où je me régale de quelques grappes de raisin...
    Je bois un coca et prends un bon temps de repos...

    Je continue en suivant une petite route qui passe entre des chênes, des pins et des eucalyptus.
    Je retrouve la pèlerine australienne que j'avais rencontrée le premier jour, ensuite je rencontre deux allemands
    de Hambourg avec lesquels j'ai un bref échange, et un peu plus loin je rencontre un anglais dont c'est le premier
    chemin et qui souhaite faire de nombreux chemins au cours des prochaines années, aussi je lui communique
    mon site internet où il y a tous les chemins que j'ai parcourus depuis 2005.

    J'arrive dans une nouvelle localité Apúlia, où il y a une jolie église dans laquelle je reste un moment pour
    un temps de méditation et pour prendre des photos. Puis je traverse cette localité sur une route pavée ce qui
    n'est pas le plus agréable pour les pieds. On se retrouve alors dans une vraie campagne au milieu des champs
    de maïs et des jardins cultivés.

    Un peu plus loin je retrouve un chemin légèrement sablonneux qui s'enfonce au milieu d'une forêt de pins
    et d'eucalyptus, dans laquelle on peut voir des symboles du chemin, comme les coquilles, avec des messages
    accrochés aux arbres. Ensuite je retrouve une route pavée qui débouche sur une route nationale que je vais
    suivre un petit moment pour entrer dans une nouvelle localité Fão.

    J'arrive sur une petite place où il y a un bar et une belle terrasse où je vais boire un Coca et manger une salade.
    Après, je passe devant 2 cabines téléphoniques de style anglais qui deviennent des pièces de musée et un peu
    plus loin j'emprunte le pont sur le Rio Cávado qui est en réfection, mais il y a un passage pour les piétons.
    J'arrive dans une vaste plaine agricole avec de grandes étendues de champs de maïs.
    L'itinéraire n'est plus balisé,
    Il y a des mentions de déviations... Je marche au bord d'une route assez circulante et avec Maps, je me dirige
    vers mon hébergement "Eskama Guesthouse House" dans la localité de Esposende.
    C'est central, il y a des bars et restaurants tout autour.
    Petite chambre et SDB commune. Très agréable !

    Ici c'est la petite France !
    Un bar et un resto côte à côte tenu par des français !
    Beaucoup de français dans cette région qui ont quitté la France pour s'installer au Portugal
    et qui en sont vraiment heureux !!!

     



    Récit de Raphaël Chouraqui
    (Copié avec son autorisation sur les publications FaceBook)
    Octobre 2025
    De Póvoa de Varzim à Marinhas - 24,3 km


    Le chant de la marée et le souffle du Minho

    Quatre jours déjà et plus de soixante kilomètres. Le Chemin, d'abord une épreuve, devient une habitude ;
    mon corps s'est enfin résigné à la cadence. Sous une arrière-saison d'une douceur idéale pour la marche,
    je sens que j'entre réellement dans le pèlerinage.


    Cette étape marque une première rencontre attendue. Après avoir rejoint le littoral, le chemin se déroulait
    comme un ruban de sérénité. Entre Póvoa de Varzim et Aguçadoura, toujours ces passerelles de bois qui
    s'étirent à l'infini, frôlant des plages où la mer dépose ses offrandes. C'était hier le domaine des sargaçeiros,
    dont les silhouettes courbées ramassaient les algues nourricières, matière première pour fertiliser leurs champs.


    Puis, près d'Aguçadoura, je dis au revoir aux planches de bois. Le paysage se transforme et rentre peu à peu
    dans les terres, introduisant l'étrange et fascinante beauté des masseiras. Ces parcelles rectangulaires, creusées
    comme des fosses dans les dunes, étaient des jardins secrets où les agriculteurs protégeaient leurs récoltes du
    vent marin. Marcher au pied de ces terres a moitié marécageuses exigeait une vigilance constante.
    Les passerelles de bois a cet endroit étaient les bienvenues.


    Sans prévenir, le Chemin s'écarta discrètement de l'océan pour nous ouvrir les portes d'Apúlia, le seuil
    accueillant de la région du Minho. L'air se chargeait de la promesse de ce pays verdoyant. La fin de l'étape
    approchait, portée par la silhouette de Fão. Là, le  pont métallique sur le rio Cávado se dressait, un trait
    d'acier jeté sur le fleuve pour m'emmener à Esposende.


    Ce village côtier m'apparut comme une récompense. Marinhas, mon étape du jour n'est plus qu'à quatre
    kilomètres et me promettait déjà une bonne nuit réparatrice.
    L'esprit s'éteint.
    Le corps dans cette étape n'en était que plus renforcé,
    et mon cœur, battant au rythme des kilomètres, de la mer et de la terre, n'en était que plus vibrant...


 


    Hébergement Eskama Guest House
    Largo de Fonseca lima n 4 N 4  à Esposende
    Petite chambre à 2 lits avec salle de bains commune.
    Cuisine - Salon - Terrasse.
    Central et agréable.
    Proche de bars et restaurants.
    4 Coquilles

     
     

 



La petite place au pied de mon hébergement
que j'ai appelée la "Petite France".

 


Cap Finistère


Voici venu le temps
De la terre finie
La mer prend la relève
Et embrasse le ciel
Une brume éthérée
A l’horizon se lève
Nous laissant espérer
Une issue irréelle…

Mais ce n’est qu’illusion
Car plus loin, d’autres terres,
Mais ce n’est qu’illusion
Car plus loin, d’autres hommes,
Aux multiples cultures,
Aux multiples saisons
Aux multiples cultures,
Vendanges et moissons.
Artistes, fils du vent,
Marins ou vignerons,
Musiciens et poètes,
Nomades et bergers
Nous appellent
Ils sont tous héritiers
De la mère planète
Qu’il nous faut partager,
Faut pas que l’on s’entête !
Voici venu le temps
De la terre finie…

Le ‘Camino’ a conforté mes convictions
Unicité de l’espèce
Universalité de l’héritage !
Le voyage continue…

Vers l’infini


Fisterra le 8 juin 2004
Alain Puyssegur


 

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