Le Chemin Côtier Portugais
Caminha > Porto Mougás - 24 km
Mercredi 18 Septembre 2024

7ème étape

 

On n'a jamais fait de grande découverte
sans hypothèse audacieuse.


Isaac Newton

 



Le Taxi Boat Popeye pour traverser le Rio Minho


Quelques beaux passages en forêt...

                                            


                                 


                                  
L'église Santa Maria à A Guarda

                                                                        




Je retrouve le bord de l'océan qui offre un beau panorama...







     
Les témoins silencieux du Chemin...



Saint-Jacques est omniprésent sur ce Chemin !






Encore quelques beaux décors...









Traversée d'une forêt de pins...








Image automnale d'une pèlerine...


Je ne peux m'empêcher de faire des pauses contemplatives...



Je ne cesse de m'émerveiller devant la beauté de ce qui m'environne







                    
Petite chapelle avec à l'intérieur plein de cierges allumés...


Une fontaine est toujours la bienvenue...



Porto Mougás





 

Profil de l'étape


    Mercredi 18 Septembre
    Chemin Portugais par la côte - Senda Litoral 
    7ème étape de Caminha à Porto Mougás - 24 km.


    Je quitte l'hostel à 7h15. Je suis interpellé par une femme qui me propose le Taxi Boat Popeye pour
    traverser le Rio Minho. En effet le ferry ne fonctionne plus. Je traverse avec quatre italiens.
    C'est rapide, en 5 minutes on est de l'autre côté. Me voilà donc arrivé en Galice.

    Ça commence par une bonne grimpée, puis un chemin un peu tortueux au milieu d'une belle forêt
    d'eucalyptus. Je retrouve cette belle Galice, qui je ne sais pourquoi, exerce sur moi un attrait particulier.
    Bien qu'austère, elle communique une certaine tendresse...

    Le temps est gris et va rester couvert toute la journée.
    Ainsi la température est fraîche, ce qui est agréable pour marcher... Plus de pavés portugais !...
    Dans l'ensemble, cette étape un peu longue est assez agréable, avec une suite de pistes bétonnées,
    de chemins de terre, de bords de route ou encore de chemins légèrement sablonneux...
    Il y a peu de dénivelés...

    J'arrive à A Guarda qui est une ville de 10.000 habitants. Le balisage nous  fait tourner dans la ville
    sans doute pour passer devant la Iglesia de Santa Maria dans laquelle j'entre, mais comme il y a
    des femmes qui récitent le rosaire, je reste discret...

    Ensuite, je  descends par des escaliers et je prends une piste bétonnée le long de l'océan, puis un chemin
    caillouteux qui passe entre des blocs de rochers, toujours le long de l'océan. Plus loin, je bifurque par une
    petite route qui monte vers les collines et continue par un chemin de terre au milieu d'un petit bois
    d'eucalyptus où des forestiers sont en train de couper des arbres. 
    Je remonte ensuite jusqu'au bord de la route où je vais suivre une piste piétonnière...
    C'est plat, et je peux trouver un bon rythme de marche... Plus loin il y a une cafétéria avec vue sur l'océan,
    endroit idéal pour faire une pause et boire un Coca avec une part de Tarte de Santiago...

    Ensuite je prends un chemin de terre qui passe dans un bois entre des pins et des fougères, avec quelques
    habitations ici et là. Puis retour sur une piste piétonnière au bord de la route. Après environ 1 kilomètre,
    je quitte cette piste pour descendre par un chemin caillouteux au plus près de l'océan.
    La côte est très rocheuse et il n'y a pas de plage.
    Ce chemin continue entouré d'acacias, de fougères, de genêts et de pins.

    Plus loin je reprends une petite route et j'arrive à une chapelle avec à l'intérieur plein de cierges allumés...
    Je continue cette petite route et j'arrive à Oia où il y a un beau monastère. Ensuite, je prends un chemin
    légèrement sablonneux qui passe entre des murets puis revient sur la route.

    Les derniers kilomètres me paraissent bien longs... Je traverse plusieurs zones d'habitations où il y a
    des hôtels et des restaurants, je continue jusqu'à Porto Mougás et après quelques difficultés, je trouve
    l'hébergement qui est un peu éloigné de la route où j'ai une grande chambre avec salle de bains ce qui
    va me permettre de bien me reposer...
     

 


    Récit de Raphaël Chouraqui (Copié avec son autorisation sur les publications FaceBook)
    Octobre 2025
    De  A Guarda à  Baiona - 29 km

    L'aube ne s'est pas levée sur A Guarda, elle s'est distillée dans une lente dissolution de l'ombre.
    Dès les premiers pas, nous avons plongé dans un monde de silence cotonneux, où les contours des arbres
    et des bâtisses n'étaient plus que des suggestions fantomatiques. Cette étape vers Baiona fut celle du grand
    mystère. La brume, dense et persistante, a régné en souveraine sur le littoral galicien, transformant le chemin
    côtier en une allée mystique. Les pas des pèlerins croisés, résonnaient sourdement sur la terre battue, tandis
    que nous avancions lentement, dans l'humidité légère du matin.

    L'océan, tout proche, n'était qu'une rumeur grave, un fond sonore entêtant. Pas de ligne d'horizon, pas d'azur
    spectaculaire, mais un paysage intime, réduit à l'essentiel : Le sentier sous nos souliers, la végétation trempée
    de rosée et les phares jaunes des coquilles Saint-Jacques signalant le cap. Une statue de Saint-Jacques pour
    nous souhaiter "Buen Camino" !

    Cette absence de vue lointaine nous a forcé à regarder plus près, à apprécier la texture des murs de pierres
    moussues, les nuances de vert des fougères géantes et le parfum entêtant de l'eucalyptus dans les sous-bois.
    À midi, même la pause déjeuner s'est déroulée dans cette atmosphère ouatée, avec la mer invisible, mais
    omniprésente.

    Ce fut une journée d'introspection, où l'effort de la marche se mêlait à la beauté singulière d'un monde
    suspendu. Et puis, soudain, la silhouette de Baiona a percé la nappe de gris, non pas par éclat,  mais par densité.

    L'arrivée fut un retour progressif au monde réel, comme si nous sortions d'un songe.
    Une étape mémorable, pour l'envoûtante profondeur de son voile.
     

 


    Hébergement A de Bego - Mougás - Camiño de Lourido, 29
    Grande chambre avec salle de bains dans une maison particulière.
    Dîner et petit-déjeuner sur place. Boissons en libre-service
    4 coquilles


     

 



Je trinque avec un pèlerin américain

 


Lubian - A Gudiña
Trois Femmes


Au cours d’une journée
Montagnarde et rurale
Mes pas m’ont amené
En campagne automnale.

En chemin j’ai croisé
Trois femmes de la terre,
Au village accrochées,
Ayant peu de chimères.

L’une d’elle priait
Au détour d’un calvaire,
A la grille un bouquet
 Embaumait sa misère.

Une autre, dos cassé
Près d’un muret de pierres
Dans un champ retourné
Triait des pommes de terre.

La troisième menait
Du bout de sa baguette
D’un chien accompagnée,
Un troupeau de chevrettes.

Au village accrochées,
Ayant peu de chimères
En chemin j’ai croisé
Trois femmes de la terre


Mardi 4 septembre 2007
A Gudiña

Alain Puyssegur
 

 

Étape suivante

Retour à la page des étapes