La Rota Vicentina
Le Sentier des Pêcheurs
Carrapateira > Arrifana - 21 km Lundi 2 Septembre 2024

5ème étape

 

Travailler avec noblesse, espérer avec sincérité,
aimer les hommes avec tendresse,
 voilà la vraie philosophie.

Fernando Pessoa

 



Rencontre matinale inattendue...



Parcours sur des pistes sablonneuses...





Balisage commun au sentier des pêcheurs et au parcours circulaire...



En ce début d'étape, le chemin a quitté les falaises pour longer l'océan...








À nouveau, piste sablonneuse...


...et retour sur une piste de terrre en s'éloignant de la côte...



Plus loin,  je retrouve les falaises et les beaux panoramas...


La Plage de Canal




           

Une pause à l'abri de mon parapluie/parasol... et mon ombre qui ne m'a pas quitté...




Les derniers kilomètres dans un magnifique décor...








La plage de Arrifana


J'arrive à mon hébergement





 

 


     5ème étape - Carrapateira > Arrifana (Quelque peu difficile)
     Distance : 21 km - Dénivelé + 350 m -- Dénivelé - 300 m

    Je quitte l'Hostel Do Mar à 7h. Le temps est gris. Pas de bar ouvert donc pas de petit déjeuner.
    Je prends l'itinéraire par la route qui fait faire un détour, mais apparemment l'autre itinéraire semblait
    plus compliqué en traversant des plages. Je traverse une zone agricole et d'élevage.
    Dans un pâturage, il y a un grand troupeau de vaches.

    Je quitte la route pour prendre un chemin sablonneux où il est difficile de marcher.
    Ce chemin passe au milieu d'une forêt de pins calcinés. Il y a dû avoir un incendie assez récemment. 
    De loin on entend le grondement de l'océan dû aux vagues qui viennent s'écraser sur les falaises.
    Ce chemin sablonneux débouche enfin sur les bords de l'océan où je vais retrouver une piste plus
    praticable. Je fais une première pause pour rafraîchir un peu les pieds et manger ma dernière barre
    de céréales.... Il va falloir que je me réapprovisionne ce soir à l'étape.

    Je continue cette piste le long des falaises au milieu d'une végétation calcinée, sans doute le même
    incendie que celui de la forêt de pins... Je croyais en avoir fini avec les pistes sablonneuses mais à
    nouveau je dois affronter pendant plus d'un kilomètre une piste sablonneuse où il est vraiment
    difficile de marcher et impossible de marcher sur les bas-côtés parce que la végétation est très dense !
    Enfin, il y a une bifurcation qui indique de grimper par un sentier rocailleux et j'arrive à un point haut
    où je fais une nouvelle pause parce que ce sable, ça m'a vraiment épuisé...

    Arrive alors une italienne avec laquelle j'échange un moment et je reprends le chemin avec encore un
    peu de sable, mais de moins en moins et puis finalement j'arrive sur une large piste de terre rouge un
    peu gravillonnée où je peux retrouver un bon rythme de marche. Je rencontre un allemand, on échange
    quelques mots et je repars avec l'indication qu'à un kilomètre il y a un café où j'arrive avec soulagement...
    2 cocas et une omelette avec jambon et salade, voilà qui me revigore, mais tellement...
    que j'ai failli m'endormir sur la table... Bon, je me "booste" un peu et je repars sur le chemin.

    C'est maintenant une longue piste de terre rouge qui passe entre des pins et des arbousiers, traverse
    une forêt d'eucalyptus et commence à descendre en serpentant jusqu'à une plage de galets où je
    m'allonge un moment avant d'affronter la dernière difficulté, à savoir remonter en face tout ce que je
    viens de descendre... 
    Je suis à 3 km de mon hébergement... Je rencontre encore un couple de belges et plusieurs italiens...

    J'arrive à 16h à mon hébergement "The Lighthouse Hostel".
    J'ai réservé, mais étant donné l'affluence des jeunes qui viennent surfer sur la plage toute proche,
    je dois me contenter d'un lit en hauteur ce que je n'aime pas trop si je dois me lever la nuit...

     

 


Hébergement à Arrifana
The Lighthouse Hostel
26 Urbanizaçao Arrifamar (Aljezur)
Bon accueil - Cuisine - Salle de repos - Piscine
Petit dortoir de 8 lits.
Bien, mais j'ai hérité d'un lit en haut et malgré ma demande
de changer pour avoir un lit en bas, cela n'a pas été possible.
2 coquilles



 

 

     

           

 

 

    Poèmes païens (Extrait)

    Si je pouvais croquer la terre entière
    Et lui trouver du goût,
    Et si la terre était une chose à croquer,
    J'en serais plus heureux pour un moment...
    Mais moi ce n'est pas toujours que je veux être heureux.

    Il faut bien être de temps à autre malheureux
    Afin de pouvoir être naturel...

    Ce n'est pas tous les jours qu'il fait soleil,
    Et la pluie, quand elle manque terriblement, on la demande.
    C'est pourquoi je prends le malheur avec le bonheur
    Naturellement, comme qui ne s'étonne point
    Qu'il y ait montagnes et plaines
    Ainsi qu'herbes et rochers...

    Ce qu'il faut c'est être naturel et calme
    Dans le bonheur comme dans le malheur,
    Sentir comme l'on voit,
    Penser comme l'on marche,
    Et lorsqu'on va mourir, se rappeler que le jour meurt,
    Et que le couchant est beau et belle la nuit qui se fait...
    Et que, si ainsi sont les choses, c'est que les choses sont ainsi.

    Fernando Pessoa

 

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